Co'Building

Architecte d'intérieur à Paris

Le titre n'est pas protégé, les honoraires ne suivent aucune règle, et la moitié des projets n'en ont pas besoin. Voici comment y voir clair avant de choisir.

Projet dessiné par un architecte d'intérieur et réalisé par Co'Building

Concevoir l'espace, pas le décorer

Faire appel à un architecte d'intérieur à Paris ne revient pas à confier son projet à quelqu'un qui choisira des couleurs. C'est la confusion la plus répandue, et la plus coûteuse.

Son objet est la conception d'espace : comment on circule, où passent les réseaux, ce qu'on voit depuis chaque porte, comment la lumière traverse. Il travaille sur le plan avant de travailler sur les matières.

Concrètement, il redessine la distribution, décide ce qui s'ouvre et ce qui se ferme, dimensionne les rangements, implante les points d'eau et les prises, puis choisit les matériaux qui serviront ce plan.

La décoration vient après, et elle peut parfaitement être confiée à quelqu'un d'autre, ou à personne. Un plan juste avec des matériaux ordinaires vaut mieux qu'un plan bancal avec des matières rares.

C'est pourquoi son intervention se décide au tout début d'un projet. Faire venir un concepteur une fois les cloisons montées revient à lui demander de décorer.

Vous ne savez pas si votre projet relève de la conception ou de la décoration ? La réponse tient au plan.

Plan de conception d'un projet de rénovation d'appartement

Un titre que personne ne protège

C'est le point que l'on découvre trop tard, et il change la façon de choisir.

Le mot architecte, employé seul, est protégé par la loi : nul ne peut le porter sans être inscrit à l'Ordre. L'expression architecte d'intérieur, elle, est un titre non protégé. N'importe qui peut s'en prévaloir, sans diplôme, sans inscription, sans assurance particulière.

Cela ne veut pas dire que la profession n'est pas sérieuse, mais qu'il faut vérifier soi-même. Le CFAI, Conseil français des architectes d'intérieur, reconnaît une quinzaine de formations de niveau bac+4 ou bac+5 et tient une liste de ses diplômés. C'est le repère le plus simple.

Deuxième vérification, plus importante encore : l'assurance. Un concepteur engage sa responsabilité sur ce qu'il dessine. Demandez l'attestation, et vérifiez qu'elle couvre bien la mission qui vous est proposée, conception seule ou conception et suivi.

Dernier repère, utile pour situer les limites : au-delà de cent cinquante mètres carrés de surface de plancher, seul un architecte inscrit à l'Ordre peut déposer un permis de construire. Le cas est rare sur un appartement parisien, mais il existe.

Vous avez reçu plusieurs propositions et vous ne savez pas les comparer ? Commencez par les attestations d'assurance.

Les phases d'une mission

Une mission se découpe en étapes nommées, et savoir lesquelles figurent au contrat évite l'essentiel des malentendus.

L'esquisse ouvre le travail. Elle propose une ou plusieurs hypothèses de distribution, à grands traits, pour vérifier que l'on parle bien du même projet. C'est l'étape où l'on écarte les fausses bonnes idées, et elle coûte peu par rapport à ce qu'elle évite.

L'avant-projet précise l'hypothèse retenue : plans cotés, implantations, choix de principe sur les matériaux, première estimation. C'est là que le projet devient réel et que le budget se confronte aux intentions.

Le dossier de consultation traduit le projet en documents exploitables par les entreprises : descriptif détaillé lot par lot, plans techniques, quantitatifs. Sans lui, deux devis ne sont jamais comparables, parce qu'ils ne portent pas sur la même chose.

Vient enfin le suivi de chantier, qui peut être inclus ou non. C'est la phase la plus souvent retirée des contrats pour faire baisser le prix, et celle dont l'absence se paie le plus cher.

Une proposition qui ne nomme pas ces phases mérite une question simple : laquelle est comprise, et laquelle ne l'est pas ?

Comment il est rémunéré

Trois modes de rémunération coexistent, et ils ne recouvrent pas les mêmes risques pour vous.

Les honoraires calculés en pourcentage du montant des travaux sont les plus répandus. Le taux varie selon l'ampleur du projet et l'étendue de la mission. L'avantage est la lisibilité ; l'inconvénient est qu'il ne pousse pas à contenir le budget.

Le forfait fixe le montant à l'avance, pour une mission définie. Il protège du dérapage, à condition que le périmètre soit écrit avec précision, faute de quoi chaque demande supplémentaire devient un avenant.

La rémunération au mètre carré existe aussi, surtout sur les missions de conception seule. Elle est simple à comparer d'un prestataire à l'autre, mais elle dit peu de la profondeur du travail fourni.

Quel que soit le mode retenu, la question utile n'est pas le taux mais le périmètre. Une mission complète à un taux élevé peut revenir moins cher qu'une conception seule suivie d'un chantier mal préparé.

Vous comparez deux propositions au même taux ? Elles ne couvrent probablement pas les mêmes phases.

Quand cela se justifie, et quand cela n'apporte rien

Autant le dire franchement : une partie des projets n'a pas besoin d'un concepteur, et le dire fait gagner du temps à tout le monde.

L'intervention se justifie quand le plan doit bouger. Redistribuer des pièces, ouvrir un espace sur un autre, créer une pièce d'eau là où il n'y en avait pas, exploiter un volume difficile : dans tous ces cas, la valeur d'usage gagnée dépasse largement les honoraires.

Elle se justifie aussi quand le projet comporte beaucoup de sur mesure. Un meuble dessiné pour un lieu se conçoit avec le lieu, pas après lui, et ce travail ne s'improvise pas sur le chantier.

Elle apporte peu, en revanche, sur une remise à niveau. Refaire l'électricité, changer les sols, reprendre les murs et remplacer une salle de bain à la même place relève de l'entreprise, pas de la conception.

Entre les deux, un cas fréquent : le projet mérite une esquisse et un avant-projet, mais pas une mission complète. Deux ou trois semaines de conception suffisent alors à éviter des erreurs que le chantier paierait pendant des mois.

Vous hésitez à engager des honoraires de conception ? Décrivez-nous le projet, nous vous dirons franchement s'il en relève.

Décorateur, architecte d'intérieur, architecte

Trois métiers, trois périmètres, et une confusion permanente dans les recherches.

Le décorateur d'intérieur travaille sur l'ambiance : mobilier, textiles, couleurs, accessoires, mise en scène. Il ne touche ni aux cloisons ni aux réseaux, et n'a pas vocation à produire des documents techniques.

Le concepteur d'espace intervient sur le plan et sur tout ce qui s'y rattache. Il produit des documents exploitables par des entreprises et peut suivre l'exécution. C'est le métier que couvre cette page.

L'architecte inscrit à l'Ordre ajoute la compétence sur la structure et l'enveloppe du bâtiment, et lui seul peut déposer certains dossiers d'urbanisme. Sur un intérieur d'appartement, sa valeur ajoutée tient surtout aux cas touchant au bâti lui-même.

Beaucoup de professionnels se situent entre deux de ces cases, ce qui est parfaitement légitime. La question à poser n'est donc pas quel est votre titre, mais que produisez-vous exactement, et jusqu'où allez-vous.

Vous ne savez pas lequel des trois correspond à votre besoin ? Cela se tranche en une conversation.

Ce qui se passe entre le concepteur et l'entreprise

C'est le sujet dont on parle le moins et qui fait le plus de dégâts, parce qu'il se joue hors de la vue du client.

Un projet bien dessiné peut mal se construire, et l'inverse est vrai aussi. Ce qui fait la différence tient rarement au talent de l'un ou de l'autre : cela tient à la qualité des documents transmis et au moment où les questions sont posées.

Les difficultés viennent presque toujours des mêmes endroits. Un descriptif qui laisse une prestation dans le flou, une cote relevée avant dépose qui ne correspond plus à la réalité une fois les cloisons ouvertes, un choix de matériau arrêté trop tard pour respecter le délai d'approvisionnement.

La mission de suivi existe exactement pour cela. Elle donne au concepteur le moyen d'arbitrer en cours de route, sur place, au lieu de découvrir l'écart à la livraison.

De notre côté, la règle est simple : nous signalons ce qui nous paraît impossible ou risqué avant de le construire, pas après. Un chantier où l'entreprise se tait est un chantier où quelqu'un paiera la différence.

Votre architecte a livré son dossier et vous cherchez qui va l'exécuter ? C'est notre métier.

Nos projets menés avec un architecte

Nous intervenons régulièrement en exécution de projets conçus par des architectes d'intérieur, et deux de nos réalisations récentes sont dans ce cas.

Le projet Pompidou, un appartement haussmannien du 4e arrondissement, a été conçu avec SAHU Architecture. Redistribution complète, parquet en point de Hongrie, menuiseries sur mesure toute hauteur et gorge lumineuse périphérique.

Le projet Armorique, dans le 15e, a été mené avec Vlada Design d'Intérieur. Verrière à arcades, meuble d'entrée arrondi, cuisine en pierre naturelle : un projet entièrement dessiné, où chaque élément a été fabriqué pour le lieu.

Dans les deux cas, notre rôle a été le même : traduire un dossier de conception en chantier, signaler les points de friction avant qu'ils n'en deviennent, et livrer ce qui avait été dessiné.

Vous travaillez déjà avec un concepteur ? Nous savons nous insérer dans un projet qui existe.

Questions fréquentes

Non. Le mot architecte employé seul l'est, et nul ne peut le porter sans être inscrit à l'Ordre. L'expression architecte d'intérieur ne bénéficie pas de cette protection : elle peut être employée sans diplôme ni inscription. Le CFAI, Conseil français des architectes d'intérieur, reconnaît une quinzaine de formations et tient une liste de ses diplômés, qui constitue le repère le plus simple.

Le périmètre. Le décorateur travaille sur l'ambiance, le mobilier, les couleurs et la mise en scène, sans toucher aux cloisons ni aux réseaux. Le concepteur d'espace intervient sur le plan, sur les implantations et sur les documents techniques transmis aux entreprises. Les deux métiers se complètent et peuvent être portés par la même personne, mais ils ne répondent pas au même besoin.

Trois modes coexistent : un pourcentage du montant des travaux, un forfait pour une mission définie, ou un prix au mètre carré sur les missions de conception seule. Les usages varient fortement selon l'ampleur du projet et l'étendue de la mission. La question la plus utile n'est pas le taux mais le périmètre : quelles phases sont comprises, et lesquelles ne le sont pas.

Pas toujours. Son intervention se justifie quand le plan doit bouger : redistribution, ouverture, création d'une pièce d'eau, exploitation d'un volume difficile, ou projet comportant beaucoup de mobilier dessiné. Elle apporte peu sur une remise à niveau où l'on refait l'existant à la même place. Entre les deux, une esquisse et un avant-projet suffisent souvent.

L'esquisse, qui teste les hypothèses de distribution. L'avant-projet, qui précise plans cotés, implantations et première estimation. Le dossier de consultation, qui traduit le projet en descriptif et plans exploitables par les entreprises. Et le suivi de chantier, souvent retiré des contrats pour faire baisser le prix, alors que c'est son absence qui coûte le plus cher.

Régulièrement, en exécution de projets qu'ils ont conçus. Deux de nos réalisations récentes sont dans ce cas, menées avec SAHU Architecture et avec Vlada Design d'Intérieur. Notre rôle consiste à traduire un dossier de conception en chantier et à signaler les points de friction avant qu'ils n'en deviennent.

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