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Rénovation appartement Paris 20e

Le 20e n'a jamais été haussmannisé. Le bâti y change tous les cinquante mètres, et deux chantiers voisins n'ont presque rien en commun.

Rénovation d'appartement à Paris 20e par Co'Building

Cinq villages annexés, et jamais haussmannisés

Une rénovation appartement Paris 20e commence par une question que l'on ne se pose pas ailleurs : de quand date exactement cet immeuble, et qu'y a-t-il derrière ses murs.

L'arrondissement n'existe que depuis l'annexion de 1860, qui a rattaché à Paris les communes de Belleville et de Charonne. Il n'a jamais connu les percées haussmanniennes : pas de plan d'ensemble, pas d'alignement imposé, pas de façade type.

Chaque parcelle s'est donc reconstruite à son propre rythme, pendant cent soixante ans. Une maison de village de 1840 voisine un immeuble de rapport de 1900, une barre des années 1970 et un programme livré l'an dernier.

De Belleville à Saint-Blaise, de Ménilmontant au Télégraphe, de Charonne au Père-Lachaise, il n'existe aucun type de bâti dominant. C'est l'arrondissement le plus hétérogène de Paris, et de loin.

C'est aussi celui où l'on habite le plus : 89,4 % des 108 876 logements du 20e sont des résidences principales, contre 68,2 % dans le 2e. Ici, les gens ne passent pas, ils restent. Et toute rénovation d'appartement que nous y menons commence par regarder, pas par supposer.

Vous ne savez pas de quand date votre immeuble ? C'est la première chose que nous regardons.

Rien de ce qui est vrai chez votre voisin ne l'est chez vous

C'est l'erreur la plus fréquente dans cet arrondissement, et elle coûte cher parce qu'elle paraît raisonnable.

Un voisin a fait des travaux. Il vous donne son prix, son délai, le nom de son entreprise, et ce qu'il a pu ou non obtenir. Vous en tirez des conclusions pour chez vous. Partout ailleurs dans Paris, cette méthode fonctionne à peu près. Dans le 20e, elle ne fonctionne pas.

Trois choses changent d'un immeuble à l'autre, parfois à vingt mètres d'écart. Les murs d'abord : moellons hourdés au plâtre dans le bâti de village, brique pleine vers 1900, parpaing ou béton après-guerre. Les planchers ensuite, qui ne se percent ni ne se chargent de la même façon selon la décennie. Les réseaux enfin, repris une fois, dix fois, ou jamais.

Ce diagnostic par analogie est donc à proscrire ici. Ce n'est pas une précaution de principe, c'est la seule façon de ne pas chiffrer un chantier qui n'existe pas.

Nous commençons systématiquement par identifier la période réelle de construction et par vérifier ce qui se cache derrière les parements, avant d'avancer le moindre chiffre. Dans un arrondissement aussi mélangé, c'est ce qui sépare un devis tenu d'un devis révisé.

Votre voisin a payé moins cher que notre estimation ? C'est probablement normal, et voici pourquoi.

Enduit tombé révélant le support d'un mur ancien

Les villas et les cités : des maisons dans Paris

C'est la particularité du 20e que personne n'attend, et elle concerne plus de monde qu'on ne croit.

L'arrondissement compte des dizaines de villas, de cités et d'impasses bordées de maisons individuelles. La Campagne à Paris et ses pavillons sur les hauteurs de Charonne, la cité Leroy, la villa de l'Ermitage, la villa Riberolle. Ce sont de vraies maisons de ville, à Paris, avec une toiture, des murs extérieurs et parfois un jardin.

Le régime juridique n'est pas celui d'un immeuble. Selon les ensembles, vous êtes en copropriété horizontale ou en association syndicale libre, et la frontière entre ce qui vous appartient et ce qui est commun ne passe pas au même endroit.

La différence est concrète. Dans un appartement, la toiture et la façade ne sont jamais votre affaire. Dans une de ces maisons, elles le deviennent, avec les postes qui vont avec et une documentation d'urbanisme à vérifier avant de modifier quoi que ce soit en extérieur.

Disons-le franchement : la maison individuelle n'est pas le cœur de notre activité, qui reste l'appartement parisien. Mais si votre bien est dans une de ces cités ouvrières devenues recherchées, il faut le savoir avant de commencer, et nous vous dirons honnêtement si le projet relève de nous.

Votre bien est dans une villa ou une cité ? Les règles ne sont pas les mêmes, parlons-en.

Maisons de ville mitoyennes aux portes alignées

L'arrondissement où les entreprises du bâtiment sont chez elles

Voici un chiffre que personne ne publie, et qui change votre façon de consulter.

Dans le 20e, 11,2 % des établissements relèvent de la construction. C'est cinq fois la proportion du 2e et plus du double de celle du 10e. L'arrondissement concentre une densité d'artisans et de petites entreprises du bâtiment qu'on ne retrouve nulle part ailleurs dans Paris.

Pour vous, c'est une bonne nouvelle et un problème. La bonne nouvelle, c'est que vous trouverez des interlocuteurs facilement. Le problème, c'est que vous recevrez des propositions très différentes pour le même chantier, et que les écarts ne viendront presque jamais des finitions.

Ce qui fait l'écart, ce sont les lignes qu'on ne voit pas : la reprise des réseaux, la préparation des supports, la dépose et l'évacuation, la protection des parties communes, et ce qui est écrit sous la mention travaux en option. Une proposition peut être moins chère de trente pour cent simplement parce qu'elle a retiré trois lignes.

Nous détaillons donc chaque poste séparément, en précisant ce qui est inclus et ce qui ne l'est pas. Comparez les propositions sur ces lignes-là, pas sur le total : c'est le seul moyen de savoir ce que vous achetez.

Vous comparez plusieurs propositions ? Regardons ensemble ce qui les sépare vraiment.

Questions fréquentes

Parce que le bâti y change tous les cinquante mètres. L'arrondissement n'a jamais été haussmannisé : une maison de 1840, un immeuble de 1900 et une barre de 1970 peuvent se suivre dans la même rue. Les murs, les planchers et les réseaux n'y sont pas les mêmes, donc les chantiers non plus.

Souvent oui, et pour deux raisons. Son immeuble n'est probablement pas de la même période que le vôtre, ce qui change la nature des travaux. Et les propositions varient fortement dans le 20e, qui concentre une densité inhabituelle d'entreprises du bâtiment. L'écart vient presque toujours des lignes invisibles, pas des finitions.

Le titre de propriété et les documents de la copropriété donnent une première indication, mais ils se trompent souvent sur les parties remaniées. La nature des murs et des planchers, observée en un point, en dit plus long. C'est pour cela que nous regardons avant de chiffrer.

Cela dépend du projet. Notre cœur de métier reste l'appartement parisien, mais nous intervenons ponctuellement sur ces biens. Le point important est que le régime n'est pas le même : selon les ensembles, vous êtes en copropriété horizontale ou en association syndicale libre, et la toiture comme les murs extérieurs peuvent être à votre charge. Nous vous le dirons franchement avant d'engager quoi que ce soit.

Pas sur le total. Sur les lignes qui n'apparaissent pas toujours : reprise des réseaux, préparation des supports, dépose et évacuation, protection des parties communes, et ce qui figure en option. Un écart de trente pour cent vient presque toujours de trois lignes retirées.

Oui, de Belleville à Saint-Blaise et du Télégraphe au Père-Lachaise. Et sur tous les types de bâti, ce qui est précisément la difficulté de cet arrondissement : la méthode ne change pas, mais le diagnostic est à refaire à chaque adresse.

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